LES ENIVRES d’Ivan Viripaev – création Paris 2018

theatre de la tempete
 
 
du 14 septembre
au 21 octobre 2018
au THEATRE DE LA TEMPETE
Paris
 

LES ENIVRES d’Ivan Viripaev
Texte français Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
Mise en scène Clément Poirée
Production Théâtre de la Tempête – 2018

avec John Arnold, Aurélia Arto, Camille Bernon, Bruno Blairet, Camille Cobbi, Thibault Lacroix, Matthieu Marie, Mélanie Menu
scénographie Erwan Creff
lumières Elsa Revol assistée de Sébastien Marc
costumes Hanna Sjödin assistée de Camille Lamy
musiques et son Stéphanie Gibert
maquillages Pauline Bry
collaboration artistique Margaux Eskenazi
régie générale Farid Laroussi
administration et diffusion Marie-Noëlle Boyer, Guillaume Moog, Aurélien Piffaretti
presse Pascal Zelcer

LES ENIVRÉS : note d’intention

Quatorze personnages, tous « copieusement ivres », s’effondrent, se relèvent, se croisent, s’éprennent, s’épousent, se révèlent aux autres et à eux-mêmes. Dans ce piteux état, ils ne parlent que d’amour, de transcendance, de Dieu. Les Enivrés, c’est une célébration paradoxale de la vie, un grand poème burlesque brutal et lyrique célébrant l’esprit, célébrant notre désir de divin, notre désir divin de vivre. C’est la prière de l’athée. De l’ivresse clownesque à l’ivresse mystique.
Viripaev parvient à dire sous cette forme décapante et ludique : « Ne nous faites pas croire que la vie ce n’est que ce que ça – « ça » la société occidentale libérale, le commerce, la politique, la culture- Ne nous faites pas croire qu’il n’y a pas d’amour, qu’il n’y a pas de lumière ! Ne soyez pas être dupes de la sinistrose, du déclin, de la peur. »
La pièce ne traite pas d’alcoolisme – ce sont tous des buveurs d’occasions – mais dans une atmosphère générale d’exaltation et d’ébriété, d’une danse désordonnée qui conduit au dépouillement. C’est notre capacité oubliée à être lumineux, amoureux, enthousiastes que Viripaev met au jour.
Et qu’importe que cette folle soirée laisse pour seule trace une monumentale gueule de bois, si pendant quelques heures nous sommes de petits dieux, même dépenaillés et couverts de boue.
Viripaev aime jouer du faux-semblant, de l’illusion de la variation qui rendent le propos toujours équivoque et mènent à un théâtre poétique, sensible plutôt que raisonneur. Les moments les plus beaux, les plus philosophiques sont indissociables du pathétique et du grotesque.
Viripaev écrit pour la scène un théâtre où tout est danse et chant. C’est une écriture rythmique et organique passionnante et rigoureuse. C’est pour nous la possibilité d’un cabaret des ivresses.
Clément Poirée


 
Les Enivrés a remporté le Prix Domaine Etranger et le Prix de la Traduction aux Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2014.

henschel

 

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