DANSE « DELHI » d’Ivan Viripaev / Gaëlle Hermant – (re)prise 2021

TGP
 
 
 

du 16 au 22 octobre 2021
au Théâtre Gérard Philippe
CDN de Saint-Denis
 
 
 

DANSE « DELHI » d’Ivan Viripaev
traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
mise en scène Gaëlle Hermant
avec Christine Brücher, Manon Clavel, Jules Garreau, Kyra Krasniansky en alternance avec Lina Alsayed, Louise Rebillaud, Laurence Roy et la musicienne Viviane Hélary
dramaturgie Olivia Barron
scénographie Margot Clavières
création lumières et régie générale Benoît Laurent
création son Rossi-Roth
costumes Noé Quilichini

production Cie DET KAIZEN.
coproduction Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, La Criée – Théâtre national de Marseille, Théâtre Eurydice – ESAT de Plaisir – nov. 2019

Dans un salon réservé aux familles dans un hôpital de quartier, six personnages défilent et se rencontrent : une infirmière, Andreï, sa femme Olga, sa maîtresse Catherine, la mère de cette dernière et une femme âgée. Les êtres s’interpellent, se heurtent, se rejoignent, s’interrogent.
Ils vont et viennent de rupture en rapprochement, de froide indifférence en fulgurantes émotions, dans un monde qui va trop vite, une société saturée d’informations et en tension permanente. Sur scène, le tumulte est orchestré par une musicienne – le septième personnage. Ce sont sept variations comme autant de petites pièces dans la pièce , sept variations d’un même récit qui se déroule petit à petit, au goutte-à-goutte, dévoilant les personnages et leurs états d’âme. Chaque lever de rideau annonce la mort de l’un d’entre eux et chaque scène se referme sur la signature de l’acte de décès, les poussant à réagir à la souffrance, la douleur, l’amour, la mort, la culpabilité. Sur un même discours égrainé comme une ritournelle, les couplets se répètent, se décalent et apportent une tonalité singulière, élargissant la polyphonie, laissant entrer un autre instrument dans la danse à chaque nouvelle scène. C’est dans cette partition de théâtre musical que la metteuse en scène Gaëlle Hermant dessine, en éclats de couleurs derrière du verre dépoli, une scénographie dans laquelle la langue d’Ivan Viripaev s’emboîte comme des poupées russes. S’enchevêtrent mélodrame et comédie, cynisme et empathie, réel et illusion. La compagnie DET KAIZEN donne à voir et à entendre une chorégraphie de mots et de vies gravées dans le mouvement des corps, cette Danse « Delhi » qui traverse en filigrane toute la pièce, qui déplace, dérange, bouleverse et transfigure.

Ensuite, vient une longue séquence d’acceptation. D’acceptation universelle et de la douleur, et de l’horreur, et de la tragédie. Ensuite, vient la partie essentielle de la danse : la beauté. Ivan Viripaev, Danse « Delhi »

Critiques 2020/21

Tournée 2022

 

 

 

henschel

 

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