OVNI d’Ivan Viripaev / Olivier Maurin – création 2019

la mouche

 
 
 
 
 
du 20 au 23 mars 2019
au Théâtre La Mouche
St Genis Laval

 
 
 
 
OVNI d’Ivan Viripaev
Traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
Mise en scène Olivier Maurin
Avec : Clémentine Allain, Fanny Chiressi, Héloïse Lecointre, Arthur Fourcade, Mickael Pinelli…
Production COMPAGNIE OSTINATO – mars 2019

ovni viripaev

Que se passe-t-il quand un individu “sensé” se trouve confronté à un événement aussi puissant qu’une rencontre extraterrestre ?
Ivan Viripaev s’aventure sur le terrain de l’extraordinaire en rapportant des témoignages de personnes qui ont vécu cette expérience aux quatre coins du globe. Des confessions étonnantes qui invitent à un théâtre de l’intime.
Mais avec l’auteur russe les choses sont rarement ce qu’elles paraissent être au premier abord. Invention ou vérité ? Les récits de ces contacts extraterrestres ne semblent qu’un prétexte pour oser la sincérité et se mettre à nu.
OVNI questionne avant tout notre rapport à la réalité, au visible, à l’invisible, à la spiritualité. A quoi avons-nous besoin de croire aujourd’hui ?

henschel

 

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LA LIGNE SOLAIRE d’Ivan Viripaev – traduction française disponible

 
LA LIGNE SOLAIRE [Солнечная линия]
comédie d’Ivan Viripaev (2015)
traduction Tania Moguilevskaia & Gilles Morel

 
[…]

Silence.

WERNER. – Mais je sentais que je n’étais pas encore prêt. Je sentais que je le voulais, mais que, ce n’était pas encore pour tout de suite. Et là maintenant, j’ai soudain, senti que je crois, que je suis prêt. Parce que, quand le crédit ne te pèse plus sur les épaules, respirer devient plus facile et on peut commencer à réfléchir à perpétuer son lignage. Que notre petit entre dans ce monde, libéré du crédit de ses parents.

Silence.

BARBARA. – Le papillon bleu a décollé de la fleur rose et a volé exactement le long d’une ligne solaire. Et c’est précisément cette ligne solaire qui faisait cette séparation, ce trait, ce mur qui divise en deux mondes absolument différents ma vie et celle de l’autre. Et le papillon bleu vole exactement, exactement le long de la ligne solaire. Exactement, exactement le long de la ligne. Exactement, exactement.
WERNER. – Je ne doute pas que tout au fond de ton âme, tu veuilles le meilleur.
BARBARA. – Exactement, exactement.
WERNER. – Mais tu veux que ce « meilleur » soit d’abord pour toi. Au pire des cas, tu envisages que j’en profite presque autant que toi, mais c’est toi qui as décidé, ce qui doit être bien, et comment, pour que ce soit mieux pour toi.
BARBARA. – Un jour tôt le matin, quand tu dormais encore, j’étais assise au bord du lit et je te regardais. Et soudain, le soleil s’est levé. Et les rayons de soleil ont inondé toute notre chambre à coucher, et un rayon de soleil s’est reflété dans le miroir près du lit, sa trajectoire s’est brisée pour se placer exactement, exactement au milieu de ton torse, Werner. Exactement, exactement au milieu. Avec cette ligne, le rayon de soleil a exactement divisé ton torse en deux parties. Pile entre les reins, parce que tu étais allongé sur le ventre. Et voilà, alors j’ai pensé, dans cet homme il y a deux parties. Une partie que j’aime, et une autre que je supporte difficilement. Comment je fais avec cela ? J’ai soudain, compris distinctement que les choses sont précisément ainsi. Deux moitiés, avec l’une je suis prête à fusionner, et l’autre n’est pas du tout, mais alors pas-pas du tout, compatible avec moi. Comment je fais ?

Silence.

WERNER. – Tu ne voudrais pas qu’on danse un petit peu ?
BARBARA. – Qu’est-ce que tu entends par là, Werner ?
WERNER. – J’entends par là une danse, chérie, imaginons qu’il y ait maintenant de la musique. Je t’invite.
Werner s’approche de Barbara et lui tendant la main, il l’invite à danser.
WERNER. – Barbara ?
BARBARA. – Werner.
WERNER. – Eh bien, allez, imaginons qu’on entende de la musique, Barbara.
BARBARA. – Alors imaginons que nous sommes déjà en train de danser.
WERNER. – Ok, alors imaginons cela.
Werner s’assoit à la table en face de Barbara.
WERNER. – Imaginons. On entend de la musique et nous dansons.

Silence. Un long silence. Werner et Barbara se taisent longuement, longuement. Et soudain, presque simultanément ils commencent à sourire. Sur les deux visages, apparaît un sourire, ils rient presque. On peut même dire qu’ils rient.

Texte traduit en 2018 avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale

henschel

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LA LIGNE SOLAIRE d’Ivan Viripaev / Zhenya Berkovich – création à Saint-Petersbourg



 
 

le 23 février 2019
au Theatre Alexandrinsky
Saint-Petersbourg

 

Солнечной линии [Solar Line] d’Ivan Viripaev (2015)
mise en scène Zhenya Berkovich
avec Yanina Lakoba, Vladimir Karpov
décor Sofia Matveeva
lumières Igor Fomin
musique Oleg Gudachev
chorégraphie Anna Zakusova
création avril 2018

Prochaines représentations :
Les 8 et 23 mars 2019 à 19:30

henschel

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IVAN VIRIPAEV – THEATRE [2000-2012]

IVAN VIRIPAEV THEATRE [vol 1]
7 pièces russes d’Ivan Viripaev écrites entre 2000 et 2012
traduites par Tania Moguilevskaia, Gilles Morel et Elisa Gravelot

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Les Rêves
Oxygène
Genèse N°2
Danse « Delhi »
Illusions
Les guêpes de l’été nous piquent
encore en novembre
Les Enivrés

 

 

Tout ce que je dis et ce que j’écris ici‚ je le fais pour vous‚
pour ceux qui lisent et écoutent.
Sachez que cela je l’écris aussi par malice.
J’espère que vous mettrez tout cela en voix.
J’écris en sachant qu’on va écouter cette lettre.

Lettre de Antonina Velikanova à Ivan Viripaev,
in, Genèse n°2

henschel

 

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INSOUTENABLES LONGUES ETREINTES d’Ivan Viripaev / Galin Stoev – reprise Paris 2019

la colline
 

 

du 18 janvier au 10 février 2019
du mercredi au samedi 20h00
le mardi à 19h00 et le dimanche à 16h00

 

 

 

INSOUTENABLES LONGUES ETREINTES d’Ivan Viripaev (2014)
traduction Galin Stoev et Sacha Carlson
mise en scène Galin Stoev
avec Pauline Desmet, Sébastien Eveno, Nicolas Gonzales et Marie Kauffmann
production ThéâredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

henschel

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INSOUTENABLES LONGUES ETREINTES d’Ivan Viripaev / Galin Stoev – création Toulouse 2018

theatredelacite toulouse
 
 
 

du 4 au 21 décembre 2018 – 20h00
Théâre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie
 
 

INSOUTENABLES LONGUES ETREINTES d’Ivan Viripaev (2014)
traduction Galin Stoev et Sacha Carlson
mise en scène Galin Stoev
avec Pauline Desmet Sébastien Eveno Nicolas Gonzales Marie Kauffmann
production ThéâredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Amy, Monica, Charlie et Christophe: quatre solitaires dans l’immensité de la vie se croisent à New York, ville de tous les possibles. Ils se trouvent, se séduisent, se perdent et se détruisent pour atteindre une liberté nouvelle.

Entre New York et Berlin, les quatre protagonistes se confrontent à une mélancolie aigüe. Tentative de suicide, drogues, régime vegan, addictions en tous genres: chacun cherche une voie pour échapper à un monde disloqué qui l’empêche de s’ancrer dans la vie. Accros à une jouissance immédiate et superficielle, ils se confrontent à un sentiment d’échec puissant. Et pourtant, ils luttent, animés par le désir de redéfinir les principes de leur liberté, de leur pouvoir et de leur sagesse. À travers des choix intimes, ils essaient de construire une autre réalité commune et partagée, et de transformer le chaos du monde extérieur en une force intérieure vitale et créatrice.

À la manière d’un talk-show débridé, les acteurs jouent ou racontent tour à tour leur singularité dans une langue fougueuse teintée d’humour et de poésie.

Chez Viripaev, les mots ont un pouvoir sur les corps; ils bouleversent les lois physiques, linguistiques, et font surgir un vivifiant sentiment de libération.

henschel

 

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INSOUTENABLES… d’Ivan Viripaev – édition novembre 2018

INSOUTENABLES LONGUES ETREINTES
pièce russe d’Ivan Viripaev (2014)
Traduction Galin Stoev et Sacha Carlson

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Extrait du texte

Pause.

AMY. – Là, Amy est couchée sur son lit, dans le noir complet. Elle sent que le monde autour d’elle est fait d’une matière bon marché. Où est le sens de cette vie de si mauvaise qualité, pense Amy. Elle fait des petites boules avec le sperme de Charlie séché sur son ventre. Bon, il n’est peut-être pas encore temps de répondre. Peut-être qu’il faut simplement faire une pause, et attendre un peu.

CHARLIE. – Là, on doit seulement attendre un peu, pense Charlie. Il va à la cuisine, prend une bouteille de vodka « Absolut » dans le frigo, et se bourre la gueule. Là, on doit seulement faire une pause et attendre un peu.

Pause.

MONICA. – Là, Monica dort, elle rêve d’un motif coloré, comme si une conscience inconnue était entrée en contact avec elle. Elle rêve qu’un être d’une autre galaxie l’avait délibérément rejointe pour lui apprendre quelque chose.

– Comment tu t’appelles ? demande Monica.

– Tu n’arriverais jamais à prononcer ou à retenir mon vrai nom, c’est pourquoi imagine que c’est l’univers, la galaxie qui te parle.

– Tu es une femme, alors ? demande Monica dans son rêve.

– Maintenant oui, répond une agréable voix de femme.

– Tu peux m’apprendre quelque chose ? Je ne sais vraiment rien. J’ai trente ans et je ne connais absolument rien. Apprends-moi. S’il te plaît, apprends-moi au moins quelque chose. Au moins comment me ressaisir et cesser d’être un morceau de plastique.

– Je peux t’apprendre à être vivante, dit l’univers, et Monica se réveille tout en pleurs.

CHARLIE. – Là, le corps ivre de Charlie glisse de la chaise sur le sol. Charlie est complètement coupé de la réalité.

MONICA. – À deux heure du matin, Monica va à la cuisine ; là, par terre, Charlie dort, recroquevillé comme un fœtus ; à côté, traîne la bouteille vide de vodka. Monica s’assied et regarde Charlie.

CHARLIE. – Là, Charlie dort et rêve d’une rue déserte. Il n’y a personne dans cette rue. Puis, un chien surgit dans la rue. Puis, une sorte de serpent surgit dans la rue, et c’est là que commence un cauchermar sanglant vraiment saisissant, un cauchemar tellement fort que Charlie crie et ouvre les yeux. Il regarde Monica, mais ne comprend pas où il se trouve et ce qui lui arrive.

MONICA. – Quoi de neuf ? demande Monica.

Pause.

AMY. – Là, il est deux heure du matin, mais Amy ne dort pas. Elle décide d’envoyer un texto à Charlie. Sans savoir pourquoi, elle écrit : Charlie, je t’aime. Elle appuie sur « Envoyer », et presqu’en même temps, le téléphone de Charlie, qui se trouve sur la table de la cuisine, vibre et sonne pour annoncer qu’un texto est arrivé.

MONICA. – Le téléphone de Charlie est sur la table, et Monica est juste à côté. C’est pourquoi, quand elle entend le signal, Monica prend automatiquement le téléphone et lit.

CHARLIE. – Charlie revient à lui et regarde Monica, puis il baisse la tête et dit l’air fatigué : je ne me sens vraiment pas bien, Monica.

MONICA. – C’est pas grave, Charlie, Amy t’aime, dit Monica, puis elle dépose le téléphone de Charlie sur la table.

Pause.

 

Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale – Palmarès des aides à la traduction 2015.

henschel

 

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LES GUEPES DE L’ETE d’Ivan Viripaev / Ivan Viripaev – création Varsovie 2018

guepes de l'été
 
 
 
OSY
[LES GUEPES DE L’ETE
NOUS PIQUENT ENCORE EN NOVEMBRE]
du 29 novembre au 6 décembre 2018
OCH-TEATR
Varsovie
 
 
 

mise en scène Ivan Viripaev
traduction polonaise Agnieszka Lubomira Piotrowska

avec Magdalena Boczarska, Dariusz Chojnacki, Marcin Dorociński

scénographie Anna Met
costumes Katarzyna Lewińska
musique Jacek Jędrasik
production exécutive Piotr Duda, Art House WEDA

guepes de l'été

En répétition © Kasia Chmura

henschel

 

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LES ENIVRES d’Ivan Viripaev / Philippe Clément – reprise Lyon 2018

theatre de L'IRIS
 

 
du 20 novembre au 1er décembre 2018
(relâche le lundi 26 novembre)
au THEATRE DE L’IRIS
Lyon – Villeurbanne

 

LES ENIVRES d’Ivan Viripaev
traduction Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
mise en scène Philippe Clément
production Compagnie de l’Iris – 2016

avec Béatrice Avoine, Caroline Boisson, Philippe Clément, Hervé Daguin, Émilie Guiguen, Judicaël Jermer, Étienne Leplongon, Louise Paquette, Didier Vidal

assistance mise en scène Louise Paquette
scénographie Élisabeth Clément
costumes Eric Chambon
création vidéo Colas et Mathias Rifkiss
création visuelle Étienne Leplongeon
création lumière Élisabeth Clément
 

 
henschel

 

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CONFERENCE IRANIENNE d’Ivan Viripaev / Ivan Viripaev – création Varsovie 2018


 
 
 
 

IRAŃSKA KONFERENCJA
du 14 au 17 septembre 2018
Théâtre Dramatique
Varsovie
 
 
 

mise en scène Ivan Viripaev
traduction polonaise Karolina Gruszka

avec
Astrid Petersen, Agata Buzek / Anna Moskal,
Père Augustin, Redbad Klynstra,
Magnus Tomsen, Philip Mogilnitzky,
Shirin Shirazi, Patrycja Soliman / Justyna Kowalska,
Emma Schmidt-Poulsen, Magdalena Górska,
Gustaw Jensen, Mariusz Zaniewski,
Daniel Christensen, Juliusz Chrząstowski / Michał Klawiter,
Philip Rasmoussen, Krzysztof Kumor,
Oliver Larsen, Richard Berkeley,
Lecteur, Michał Klawiter / Anna Moskal.

régie générale Michał Rogalski
costumes Maria Duda
scénographie Karolina Bramowicz
musique Jacek Jędrasik
lumières Adam Czaplicki
traduction anglaise Cazimir Liske, Boris Wolfson
production exécutive Piotr Duda assistée de Paulina Strzyga
Production Art House WEDA, Fondation Aksenov en coopération avec le groupe MIA et la Creative Art Space Foundation

© Art House WEDA

Dans CONFERENCE IRANIENNE, la nouvelle pièce d’Ivan Viripaev, que le New York Times a qualifié de dramaturge européen le plus prometteur. c’est une bonne dose d’humour, d’ironie et d’intelligence qui s’applique à des enjeux d’importance et à des diagnostics du temps présent.
Une conférence scientifique internationale consacrée à la situation de l’Iran se déroule à Copenhague.
Des chercheurs, des journalistes, des militants sociaux, des représentants des autorités, des membres du clergé et une poètesse iranienne qui a quitté son pays après 20 ans de résidence surveillée, se penchent sur le cas de l’Iran pour déterminer ce qui relève du religieux ou du social : spiritualité et développement personnel, relations entre connaissance et foi, compréhension de la liberté, différence entre connaissance et information…
Leurs déclarations et leurs polémiques reflètent de nombreux dilemmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien. L’art est un dialogue intime sur le monde qui nous entoure et sur nous-mêmes.

Ivan Viripaev dessine ses personnages avec perspicacité et simplicité. C’est avec respect qu’il donne parole aux positions qu’ils affirment concernant ce sujet controversé. Il crée un espace de conversation apaisée et dirige une « conférence iranienne » dans le respect de ses personnages et, surtout, dans un sentiment de confiance et de respect pour les spectateurs.

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